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Etang de Brandon : Priorité à l’eau potable
| Publié le 21 mai 2013

D’une superficie de 40 ha, le plan d’eau de Brandon est implanté sur les sources du Mesvrin à Saint-Pierre de-Varennes. Il constitue un réservoir d’eau potable géré par le SIVOM du Brandon. Suite à un arrêté préfectoral en date du 17 décembre 2010, le SIVOM de Brandon devrait prochainement instaurer des périmètres de protection autour de ce réservoir. Il s’agit de préserver et d’améliorer la qualité de l’eau de l’étang.

Par TL (Travail personnel) [CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

ETANG DE BRANDON, Par TL , via Wikimedia Commons

Modification des pratiques

Pour les pêcheurs, les aménagements prévus vont profondément modifier les pratiques actuelles. Ainsi, le stationnement des véhicules motorisés sera interdit tout autour du plan d’eau. Un seul parking sera aménagé vers la digue. De même, la circulation sera interdite sur les chemins longeant le plan d’eau (sauf riverains). En outre, comme sur tous les réservoirs d’eau potable, l’amorçage, la navigation, le fait de marcher dans l’eau et le camping sont interdits. Enfin, dans un rayon de 100 m autour de la prise d’eau (située sur la digue), un périmètre de protection immédiat est instauré dans lequel la pratique de la pêche est strictement interdite.

Si on peut comprendre l’importance de l’enjeu « eau potable », en particulier dans le Bassin minier où les ressources sont peu abondantes, la fédération regrette l’absence totale de concertation avec le SIVOM du Brandon et les services de l’État qui ont pris ces décisions.

La fédération souhaite cependant profiter de ces contraintes pour mettre en place sur ce plan d’eau un parcours d’exception destiné aux pêcheurs sportifs, désireux de pêcher dans un cadre naturel des poissons de qualité. Les empoisonnements seront limités pour favoriser la mise en place d’un peuplement piscicole naturel. Par ailleurs, des aménagements visant à développer les zones humides le long des berges seront aussi réalisés par le SIVOM pour favoriser l’autoépuration, ce qui devrait être aussi très favorable à la reproduction de la faune piscicole.