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Etude de l’impact des actions du CT « Arroux Mesvrin Drée » sur les peuplements piscicoles du bassin de l’Arroux (2017)

Cette étude avait pour objectif d’étudier le peuplement piscicole de 30 stations du bassin-versant de l’Arroux où des travaux de restauration des cours d’eau sont programmés dans le cadre du Contrat territorial Arroux Mesvrin Drée.

Ainsi, 20 inventaires piscicoles ont été réalisés spécifiquement pour cette étude et les résultats d’autres inventaires réalisés dans le cadre d’autres suivis et placés dans des secteurs d’intervention ont aussi été analysés. La quasi-totalité des inventaires piscicoles ont été réalisés par pêche électrique par la méthode de la pêche complète à pieds en 1 ou 2 passages. Sur une station, l’Arroux à Gueugnon (St29), la méthode de la pêche partielle par point à pieds a été utilisée en raison de la largeur très importante du cours d’eau.

Les différents inventaires réalisés n’ont pas permis d’observer de peuplement piscicole en très bon état. Ce résultat est toutefois logique puisque les stations d’inventaire ont été positionnées sur des tronçons de cours d’eau où des travaux de restauration de la qualité des cours d’eau sont prévus, c’est-à-dire sur des secteurs dégradés.

Le calcul de l’Indice Poisson Rivière permet de constater que 7 stations ont un peuplement piscicole jugé comme étant de bonne qualité. La plupart d’entre elles sont situées dans le bassin du Rançon, dans un contexte forestier, qui permet effectivement une meilleure préservation de la qualité des cours d’eau.

Selon ce même outil, 8 stations ont un peuplement piscicole jugé comme étant de qualité moyenne, 7 stations de qualité médiocre et 5 de qualité mauvaise. Les résultats obtenus mettent en évidence des problèmes de réchauffement excessif des eaux des cours d’eau en période estivale et un habitat de qualité médiocre. Ces dégradations seraient causés par une ripisylve dégradée ou absente et par la présence de nombreux plans d’eau. L’altération du peuplement piscicole se traduit le plus souvent par l’absence ou les faibles effectifs de la truite fario et de ses espèces d’accompagnement. Les espèces thermophiles comme le chevesne, le goujon ou encore le spirlin ainsi que les espèces de plans d’eau, telles que le gardon ou la perche soleil, sont au contraire favorisées par ces perturbations.

Cette étude aura permis de faire un état des lieux des peuplements piscicoles avant la mise en œuvre des travaux de restauration prévus au Contrat territorial Arroux Mesvrin Drée. Une nouvelle campagne d’inventaire réalisée après travaux permettra d’observer les évolutions des peuplements piscicoles et ainsi d’évaluer l’efficacité des actions entreprises sur le bassin de l’Arroux.

Le rapport d’étude est consultable en cliquant ici.