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Etude piscicole et astacicole des rivières du Beaujolais.

L’étude piscicole et astacicole préalable au Contrat de Rivière du Beaujolais (Versant Nord de l’Ardière à l’Arlois) a été réalisée en 2007 conjointement par la Fédération de Pêche du Rhône et de la Saône-et-Loire.

Cette étude fait état de peuplements piscicoles et astacicoles globalement très altérés sur le territoire.

  • peuplements très différents des peuplements théoriques attendus ou absence totale de peuplement piscicole sur le tiers des stations d’étude
  • disparition et forte régression de populations historiques (écrevisse à pieds blancs, truite fario, chabot)
  • présence d’espèces indésirables et invasives (écrevisse américaine, écrevisse signal, renouée du japon).

Les bassins versants de la Mauvaise, de l’Arlois et des petits affluents de Saône sont très impactés par la viticulture dont les rejets sont mal maîtrisés. L’Ardières bénéficie de têtes de bassin mieux préservées et plus riches, mais sa qualité devient mauvaise dans les secteurs médians et aval sous l’effet de la multiplication des rejets domestiques, de l’influence viticole et de la dérivation de son débit dans des biefs. Le cloisonnement des cours d’eau de tous les bassins est très important, notamment sur l’Ardières, l’Arlois et la partie aval de la Mauvaise : le déplacement des espèces est très limité.

Ce travail met aussi en avant le fort potentiel écologique des rivières du Beaujolais, spécialement dans les zones amont des bassins versant, là ou la vitiviniculture est faiblement développée. En effet, la présence d’espèces sensibles et protégées comme l’écrevisse à pieds blancs qui est un indicateur de milieux préservés, confère à cette région un fort intérêt écologique patrimonial. Les populations restantes sont en revanche de petite taille, isolées et donc particulièrement vulnérables. Sans mesures de protection et de restauration de leurs habitats, ces isolats géographiques risquent de disparaître rapidement.

Ces dysfonctionnements des écosystèmes aquatiques engendrés par les activités anthropiques provoquent la disparition progressive d’un patrimoine écologique rare qui est un atout du Beaujolais. En effet, le tourisme, très développé dans le Beaujolais autour de la production du vin s’oriente de plus en plus vers l’environnement et les espaces naturels sauvages. La protection et la mise en valeur de ce patrimoine naturel doivent donc au plus vite être intégrées au cœur de la politique de gestion du territoire, ce pour la pérennité écologique, économique et sociale de la région Beaujolais.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le rapport d’étude.

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