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bras morts du Doubs

Tout récemment la fédération a entrepris des travaux de restauration des bras morts du Doubs.

Le Doubs prend sa source à Mouthe (département du Doubs) près de la frontière Suisse à 930 m d’altitude. Il parcourt ses 35 derniers kilomètres dans le département de Saône-et-Loire avant de se jeter dans la Saône à Verdun-sur-le Doubs.

Le Doubs est un cours d’eau puissant et encore sauvage caractérisé par une diversité de milieux exceptionnels : grèves de graviers, iles et ilots, rives sableuses abruptes, méandres et bras morts (encore appelés « mortes » sur le secteur), prairies inondables et cordons de boisement alluviaux.

Depuis quelques années la Fédération de Saône-et-Loire pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique s’intéresse tout particulièrement aux bras morts du Doubs. Les mortes sont d’anciens chenaux, végétalisés et déconnectés du lit principal par l’aval et/ou l’amont. Ces milieux sont essentiels pour la faune piscicole. Parfait refuge lors des fortes crues, les poissons viennent s’y abriter. De plus ils constituent d’excellentes zones de nurserie et de ponte pour tout un cortège d’espèces piscicoles de plaine et tout particulièrement pour l’emblématique Brochet.

Par le passé des extractions massives de granulat ont eu lieu entre Fretterans et Lay-sur le Doubs qui ont eu pour conséquence un rabaissement du lit de près de 2 mètres. Les Bras Morts anciennement connectés avec le lit principal se sont déconnectés de ce dernier. Dès lors leur alimentation en eau par le Doubs ainsi que leur fonctionnalité pour les espèces de poissons ont été fortement altérés.

Dans le cadre d’un contrat 2000 porté par l’Etablissement Public Territorial Saône-et-Doubs, la Fédération aidée par la dynamique et entreprenante association de pêche de Pierre-de-Bresse a entrepris la restauration de deux bras morts : le bras mort de « Sur l’Eau » à Lays-sur-le-Doubs et celui du « Grand Pâquier » à Fretterans.

A Lays-sur-le-Doubs, la morte de « Sur l’Eau » était séparée du lit principal du cours d’eau par un chemin qui empêchait les écoulements d’eau et limitait les déplacements de poissons hors période de fortes crues. Chaque année de nombreux poissons se retrouvaient piégés dans la partie amont du site et rencontraient de grandes difficultés à survivre en période estivale. Sur ce site deux buses de 8 mètres de long ont été disposées sous le chemin de afin de facilité les connections et les migrations d’espèces piscicoles.

A Fretterans, la morte du « Grand Pâquier », qui n’était plus entretenue et pâturée avait une tendance forte à se végétaliser au point qu’une forêt de petits saules et d’embâcles de bois morts obstruaient le lit du bras. En 2009, les travaux ont consisté en des opérations de débroussaillage et de déboisement sélectifs sur la partie aval du site (600 mètres linéaire) afin de permettre le développement d’une végétation herbacée plus propice à la ponte et à l’alimentation des espèces piscicoles. En 2010, les mêmes types de travaux ont été entrepris plus en amont sur le bras (linéaire de 500 m)

L’ensemble de ces travaux ont été réalisés par l’entreprise S.A.R.L Joly et fils de la Chapelle Saint Sauveur sous maitrise d’ouvrage de la Fédération de Pêche avec des financements de l’Etat et de l’Union Européenne et avec l’accord des propriétaires et des communes concernés (Lays-sur-le-Doubs et Fretterans)

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Morte du « Grand Paquier » : avant travaux

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Morte du « Grand Paquier » : après travaux

Rapports en téléchargement :

Avant projet sommaire simplifié de la Morte de sur l’Eau (Lay-sur-Le Doubs 71)

Avant projet sommaire simplifie de la « Morte » du Grand Paquier dans sa partie aval (Fretterans 71)

Avant projet sommaire de la « Morte » du Grand Paquier partie amont (Fretterans 71).

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